Artiste plasticien autodidacte,  Hab le hibou est mon pseudonyme, je suis né le 05 février 1957 à BERROUAGHIA, petite ville au nord de l’Algérie.

Mon  cheminement artistique que voici ( voir les rubriques de ce nom), a commencé en 2008,  suite à ma rencontre avec un marchand de Tadjines traditionnel algérien, sur la  place publique de notre petite ville Berrouaghia.

Depuis,  mon aventure, plastique,  esthétique et un peu philosophique  ne cesse de se déroulée.

 

 

 

 

 

 

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GALERIE

Tableau "L'Aurore aux doigts de rose" 2023

 

«  Tout un Monde est né en moi ! ».

 

Hab le hibou (HADJOUDJA Ahmed-Benyoucef )est né un certain 05 février 1957, près d’Alger, dans un village de l’Atlas Tellien, du nom de Berrouaghia. Abandonné dés les premiers jours de sa naissance par sa mère, une fofolle, il fut élevé par ses grands-parents. A l’Indépendance de l’Algérie, il avait a peine cinq années, mais déjà un double traumatisme ; celui de l’abandon et de la guerre.

Issu d’une famille d’artistes, l’enfant Hab était doué en matière de dessin.

Après les études primaires et secondaires pas très brillantes à l’école communale du village, il entre dans la vie professionnelle très tôt ; en 1975.

Francophone, il s’inscrit vite dans la révolte contre l’arabisation forcenée du pays, cela lui coûtera son exclusion de l’école.

Son premier emploi, il le trouva à la poste, comme standardiste, ou il ne s’attarda pas très longtemps.

Il fit un tour dans l’immense complexe industriel qui venait de s’installer dans le village, mais toujours révolté contre le système politico-économique de l’époque, il ne tarda pas non plus à aller travailler ailleurs.

Hab le hibou se construisit  tout seul ; à la force du poing, en dévorant les bons livres, discutant avec les copains étudiants, et en voyageant à l’étranger. Amoureux de textes et de littérature, il ose même écrire à François Nourrisier, pour lui demander conseil, car il rêvait de devenir écrivain. Celui-ci lui recommanda  d’être soi et d’écrire sur son monde, conseil qu’il n’oubliera pas.

Au début des années 80, il vécu une cascade de drames ; la mort de sa grand-mère – qu’il appelais maman – celle de son père, six mois après, entre temps, il se maria et changea de travail dans des circonstances assez traumatisantes. Ne pouvant supporter cela, il entra en dépression.

Remontant la pente petit à petit, il devient aide-comptable, puis Chef de section, dans une société nationale puis dans l’office immobilier de la région.

C’était la naissance de son fils unique et les belles années de paix ou il perfectionne en autodidacte le dessin et appris les premières notions de la peinture, mais très vite il fut rattrapé par le drame de la Guerre civile durant les années 90.

Ecorché vif et révolté, hab le hibou fut injustement dégradé par le Directeur Général de l’office, et cela a la suite d’une petite querelle avec un agent incompétent, protégé par ce dernier. Humilié et mise à l’écart, à la suite de cette mésaventure, hab entra dans une sorte de dépression. Il se réfugia dans la lecture, et notamment la philosophie. A la suite de quoi, il eut un décollement de rétine. Après son opération des yeux, il décida de prendre sa retraire anticipée.

Le 1er avril 2008, il quitta définitivement la vie professionnelle pour la retraite.

Deux mois plus tard, alors qu’il se promenait seul dans les rues de Berrouaghia, il eut un déclic, juste après avoir croiser un marchand ambulant de tadjines traditionnels. «  Pourquoi ne pas peindre sur des tadjines ? » voilà ce qu’il s’était dit.

De l’abandon de sa mère, au choc de la retraite, en passant par les guerres, les drames, les dépressions et les multiples aléas de la vie, hab le hibou sentait naître en lui tout un Monde.

Ainsi, sans plus tarder, hab se lança dans la créativité artistique.

 Tout de suite, il se mit a peindre ses rêves et ses mythes, sortis tout droit de son imagination. Nerveux, rêveur, sensible et imaginatif, il créer son personnage, pose les balbutiements de sa démarche artistique, essai de nouveaux supports plastiques, etc. Il nous entrain dans son Monde artistique à lui. Il peint, imagine et décrit avec ses propres concepts, ses propres néologismes, ses propres techniques plastiques, et ses propres maladresses et erreurs, et tout récemment avec ses propres couleurs,  sans trop tenir compte de ce qu’il se fait ou non ; atypique et révolté, il ose toujours.

Il a osé contacter M. Jacques Dubois, l’organisateur du festival mondial de l’art naïf, qui lui trouve du talent mais pas dans le style naïf. Il ose aussi se rapprocher – et devenir son ami – du peintre Amouchem ( Mouvement Artistique Algérien) Denis Martinez, qui lui écrit « …
J’ai lu et encore une foi beaucoup apprécié ta démarche artistique.
…Tu es sur un autre chemin …. Tu es sur ton propre chemin .Un chemin assez passionnant…
»

Aujourd’hui, hab le hibou ose ce qu’il appel par un néologisme «  Le Bicolorisme » un cycle ou il s’exprime et expérimente une nouvelle alchimie entre deux couleurs-métaux ; l’Or et l’Argent, synthèse de notre époque a deux « Bips » qu’il nomme encore une fois lui-même ; L’Ere Binaire.

 

 

 

 

 

 

 ©ADAGP, Paris.